Elle souhaitait décrire plus précisément notre relation et nos sentiments. Cette page contient donc quelques questions auxquelles nous avons répondu séparément en prenant le temps de la réflexion ...

Elle : Quelles sont, pour toi, les limites à ne pas oublier ?
Celles de la recherche du plaisir mutuel.
Je ferme peu de portes mais je vois une limite infranchissable :
la violence dure.
Je ne sais l'utiliser que pour détruire, il est donc exclu que j'en use sur une personne, à fortiori sur toi que j'aime.
Une autre limite non négociable serait celle de la vie quotidienne, avec ces contraintes familiales notamment.
Les autres limites, qui n'en sont pas vraiment, sont les pratiques qui me paraissent plus proches de l'aliénation ou de la fuite en avant que d'une démarche lucide (zoophilie, scato, etc.). Là, le problème ne se pose même pas.
Je me rends compte que c'est une question que j'aurais dû te poser.


Lui : Quel scénario déjà réalisé a-t-il laissé chez toi le meilleur souvenir ?
Nos pique-niques foie gras-champagne. A savoir : d'abord, mettre ma robe de velours noir, des bas noirs et un porte-jarretelles, des chaussures à talons aiguille, et rien d'autre. Puis, pique-niquer au champagne. Ensuite, intermède avec mon Maître. Et enfin, une flûte de champagne et le dessert.

Elle : Comment imaginerais-tu faire évoluer nos jeux amoureux ?
Il y a une multitude de pistes à explorer. Je pense en particulier au bondage que j'aimerais maîtriser, aux situations d'exhibition qui procurent des sensations fortes, au registre des punitions qui est encore trop réduit, etc.
Nous approfondirons cela tous les deux.

Lui : Un de nos amis apprend comment nous vivons notre sexualité. Si tu éprouvais le besoin de te justifier, quels seraient tes arguments ?
Nous sommes majeurs, adultes et vaccinés : j'assume ma sexualité.
De toute manière, s'il vient à apprendre cela, c'est qu'il fréquente les mêmes endroits et les mêmes sites web. Je n'ai donc rien à justifier.

Elle : A quoi sert une longue et soyeuse corde ?
Sur un corps, cela peut devenir superbe.
Sans parler des sensations de la personne entravée, je trouve la mise en œuvre très excitante.
Tu sais que le visuel est très important pour moi.

Lui : Quelle étape psychologique ou physique de soumission serais-tu prête à franchir dans nos jeux futurs ?
Le port, sous les vêtements, de certains accessoires dans des lieux publics ordinaires : nue sous une robe pour aller faire les courses… ou pluggée lors d'un rendez-vous chez le dentiste…

Elle : Je suis une insoumise et je te réserve des surprises. Est-ce cela qui apporte de l'imprévu et aiguise le désir du Maître ?
Evidemment oui aux deux.
J'aime les surprises, et le fait que tu prennes ponctuellement l'initiative me conviendrait tout à fait.
Mais tu sais aussi que la rébellion entraîne la punition … Bref, que des bonnes choses.

Lui : Nous n'avons pratiquement jamais inversé les rôles dans nos jeux. Comment expliques-tu cela ?
Je crois que je n'ai pas des fantasmes de dominatrice.
J'imagine, bien sûr, des scènes érotiques, mais je ne me vois pas dans le rôle de "celle qui contraint". Je préfère partager, caresser, et me laisser faire. Mais j'avoue que , parfois, il est aussi excitant de te tenir à ma merci et de jouer avec toi au gré de mon plaisir.

Elle : Comment se développe ton plaisir pendant une séance de domination ?
Question difficile, merci du cadeau.
Cela commence bien avant la séance elle-même, dans l'idée du scénario. Dans les préparatifs, réalisés le plus discrètement possible, de façon à ce que tu ne sentes pas venir le coup.
Dans la concrétisation elle-même, lorsque tout se déroule comme je l'avais pensé ou même lorsqu'un petit dérapage vient rajouter l'imprévu.
Enfin bien sûr, dans le plaisir que tu en auras éprouvé, même s'il est différent du mien. Pas très précis, mais la question est impudique.

Lui : Décris un scénario que tu aimerais voir se réaliser, même si tu n'y es pas encore prête aujourd'hui.
Mon vieux fantasme : " Le déjeuner sur l'herbe ", avec moi dans le rôle de la Dame à l'heure du pousse-café. Sur ce tableau, une dame nue pique-niquerait avec quelques messieurs vêtus de noir : il est bien évident qu'ils seraient réunis là pour tout autre chose qu'un repas sur l'herbe…



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